
![]()
L'art
de la réparation de la crevaison à vélo
Qui dit vélo dit aussi crevaison! Un jour ou l'autre, cette activité
vous tombe dessus alors rien de tel comme être bien préparé
pour réussir la réparation. L'expertise croît avec l'expérience!
Voici les outils et pièces nécessaires :
Une pompe de dépannage (une cartouche d'air comprimé avec adaptateur
peut aussi faire l'affaire).
Une chambre à air de rechange de la grandeur appropriée pour le
pneu de votre vélo.
Des cuillers à pneu.
Un « kit » de crevaison avec rustines (patch), colle et papier sablé
ou rustines autocollantes.
Une clé à mollette ou une clé de la grandeur appropriée
si les roues sont montées avec des écrous.
Un adaptateur à valve Presta si la pompe est de type Shraeder (automobile)
et la chambre à air munie de valve Presta.
Voici les étapes à suivre :
1-Relâcher le frein selon le type
Frein linéaire sur vélo hybride ou montagne: serrer les deux bâtons
l'un vers l'autre, et extraire la nouille métallique en forme de coude
de son appui.
Tirage latéral sur vélo de type course ou cyclosportif : soulever
le levier de serrage afin d'élargir les mâchoires.
Cantilever sur vélo tourisme: dégager l'embout du câble
relais.
2-Ouvrir la déclenche rapide du moyeu de roue.
À l'avant, desserrer de quelques tours pour extraire la roue des ergots
de sécurité de la fourche.
Utiliser une clé si la roue est maintenue en place avec des boulons.
À l'arrière, soulever la roue, appuyer avec le doigt sur la fourchette
du dérailleur pour retirer la chaîne et sortir la roue.
3-Retirer la bague qui maintient la valve de la chambre à
air en place si présent.
4-Sortir un côté du pneu à l'extérieur
de la jante avec les cuillers en commençant par le côté
opposé à la valve. Extraire la chambre à air en repérant
sa position par rapport au pneu. Il n'est pas nécessaire d'enlever le
pneu complètement de la jante.
5-Gonfler la chambre à air afin d'entendre le PSHIIIISSSSHHH
caractéristique et localiser la crevaison
6-Vérifier le pneu à l'endroit ou la chambre
à air fuit en glissant vos doigts dans le fond du pneu. Enlever tout
objet, morceau de verre, métal ou roche qui aurait perforé le
pneu et la chambre à air. Il se peut aussi que la crevaison soit survenue
au passage d'un trou. Dans ce cas, il s'agit d'une crevaison par pincement de
la chambre à air entre la jante et le sol. Le pneu n'a pas de trou mais
il se peut que la chambre à air en ait deux !
7-Sabler la surface de la chambre à air à l'emplacement
de la crevaison légèrement plus grand que la rustine. Appliquer
la colle sur la surface sablée et laisser sécher quelques minutes.
8- Enlever la pellicule métallique ou plastique du côté
à coller de la rustine. Appliquer la rustine et presser fermement sur
toute la surface. Si vous utilisez une rustine préencollée, sabler
et appliquer directement.
9-Appliquer du talc si vous réparez la chambre à
air à la maison sur toute la chambre à air. Cela la garde glissante
dans le pneu et facilite l'installation.
10-Gonfler légèrement la chambre à air
pour lui donner du corps.
11-Insérer la chambre à air dans le pneu en débutant
par l'insertion de la valve dans le trou de la jante.
12-Remettre le pneu dans la jante en débutant par le
côté opposé à la valve avec les mains seules. Utiliser
les cuillers seulement si le pneu est difficile à remettre en place.
Attention de ne pas pincer la chambre à air entre le pneu et la jante.
Cela pourrait provoquer une autre crevaison.
13-Gonfler le pneu à pression désirée.
14-Remettre la roue en place.
À l'avant, vérifier si la roue est centrée et bien positionnée.
Empoigner la déclenche de la main droite avec les doigts derrière
la fourche et fermer la déclenche avec la paume de la main. Un serrage
adéquat laisse une empreinte dans la paume.
À l'arrière, changer la vitesse du dérailleur pour qu'il
soit sur le plus petit pignon. Insérer la roue de sorte que le petit
pignon soit entouré par la chaîne. Il se peut que vous deviez pousser
la fourchette du dérailleur vers le bas. Descendre le cadre vers le bas
pour que le moyeu de roue vienne se loger en position. Vérifier si la
roue est bien dans son siège et centrée. Empoigner la déclenche
de la main gauche avec les doigts derrière le hauban et fermer la déclenche
avec la paume de la main. Un serrage adéquat laisse une empreinte dans
la paume.
15-Refermer les freins et vérifier que la roue tourne
librement sans toucher aux patins de frein.
16- Ramasser tous les outils et rebuts. Ne laisser pas de trace
!
Important :
-Le fait de vérifier et déloger le morceau coupant qui a provoqué
la crevaison évite une autre crevaison possible ! Pensez-y !
-Si le pneu est fendu ou perforé de 5 millimètres et plus, il
est souhaitable de bloquer l'orifice pour éviter à la chambre
à air de sortir et éclater. Un morceau de vieux pneu, un morceau
de plastique découpé dans un plat de yogourt avec les coins arrondis
ou simplement une « patch » à pneu feront l'affaire. Installer
le morceau entre le pneu et la chambre à air là où est
l'orifice avant de compléter le montage et le gonflage du pneu.
Bonne route !
Jacques Patry
CHRONIQUE TECHNO-VÉLO
par Guy Forcier
Nouvelle saison, nouveau
défi
À l’aube de la prochaine saison de vélo, certaines personnes voudront se
surpasser dans leur pratique cycliste. Que ce soit pour participer à une épreuve
cyclosportive, pour rouler sur des reliefs plus montagneux ou pour traverser le
Canada, le point en commun de ces accomplissements, c’est la planification. On
peut être inspiré, mais on ne peut pas improviser. Donc peu importe le niveau du
défi, il faut un minimum de préparation pour arriver à ses fins.
Dans certain cas, c’est plus évident à cause de l’ampleur de la tâche. Dans
d’autre cas, ce sont de petites choses toutes simples comme apporter une chambre
à air supplémentaire lorsqu’on part pour une randonnée un peu plus longue. Donc
le plus important, c’est d’analyser ce qu’on veut faire et s’y préparer de façon
adéquate. Ça peut être très simple ou encore, représenter un travail énorme. Si
vous ne laissez rien au hasard, vous avez toutes les chances de réussir.
Pour la nouvelle saison, vous savez à quoi vous en tenir : soyez prêts. Que
votre objectif ultime soit simplement d’avoir du plaisir ou de faire le tour du
monde, le secret de votre succès reste la planification.
Discipline et plaisir
Lorsqu’on roule en peloton, certaines règles doivent être respectées pour que la
randonnée soit agréable et sécuritaire. Au sein du peloton, il existe une
dynamique qui permet à ses participants de profiter des avantages de rouler en
groupe. C’est pourquoi, il est important que chaque personne comprenne son rôle.
Premièrement, la position de chaque cycliste dans la file a un impact non
seulement pour lui, mais aussi pour les gens qui le suivent. Il faut essayer
autant que possible de se maintenir dans le prolongement de la file (file
indienne ou double file), car si on se déporte à l’extérieur de celle-ci, on
s’expose au vent et on oblige les gens qui nous suivent à se déporter eux aussi.
Dans certains cas, cette vague peut être assez prononcée et même dangereuse.
Deuxièmement, la communication dans le peloton est très importante et ce, dans
les deux sens. Elle peut être gestuelle ou verbale. Que ce soit pour indiquer un
trou sur la route ou pour annoncer nos intentions (ex. : donner le relais), on
se doit de le faire à l’avance pour éviter les mauvaises surprises. Un point
très important, lorsqu’une consigne ou un avertissement vient de l’arrière du
peloton, on se doit de faire la chaîne : il faut les répéter au cycliste qui
nous précède et ainsi de suite jusqu’à l’avant du peloton. Donc, comme disaient
les "Mousquetaires", c’est tous pour un et un pour tous.
La cadence
Lorsqu’on voit des cyclistes de haut niveau, la première chose qu’on remarque,
c’est qu’ils ne semblent jamais vraiment forcer. Leur pédalage est très fluide,
on jurerait que c’est facile. La vérité est toute autre. En réalité, ils sont
en plein effort mais ils ont appris à ménager leurs jambes. Ils pédalent à une
cadence se situant autour de 90-100 révolutions par minute. Pour des cyclistes
comme nous, la cadence visée est d’environ 70-90 révolutions par minute.
Une règle simple à retenir est que lorsque nous commençons à ressentir de la
douleur dans les jambes, notre pédalage n’est pas assez souple. Par contre,
s’il devient difficile de suivre nos pédales, cela signifie que nous sommes
trop en souplesse.
Avec un peu d’expérience, nous arrivons à trouver la cadence qui nous convient
le mieux. Sur le plat, le principe de la cadence est assez simple alors qu’il en
est tout autrement dans les côtes. La cadence utilisée devient légèrement
inférieure. Nous savons que cet effort est limité, donc il est possible de le
doser au bon moment. Il est plus facile de passer en danseuse (pédaler debout
sur les pédales) lorsque la cadence est moins élevée. Cela permet d’avoir un
surplus de puissance lorsque nécessaire (ex. une petite augmentation de la pente
dans une montée). Une autre règle très simple: il vaut toujours mieux être plus
souple dans une côte que de pédaler trop durement. Encore une fois, l’expérience
nous en apprend beaucoup.
L’art du pédalage
Premièrement, il est important de mentionner que pour permettre un coup de
pédale complet, il faut que le pied soit fixé à la pédale par un cale-pied ou
autre dispositif de fixation, sinon c’est seulement la première phase qui
s’effectue, celle de l’écrasement de la pédale vers le bas. Cette phase est la
plus puissante.
La deuxième phase commence au moment où la pédale arrive vers le bas, elle
consiste à tirer la pédale vers l’arrière comme le geste d’essuyer la semelle
d’un soulier sur un tapis ou comme celui d’un cheval grattant le sol avec son
sabot. Lorsque cet élément de pédalage est maîtrisé, il devient beaucoup plus
souple, car il élimine un point mort dans le coup de pédale.
La dernière phase survient lors de la remontée de la pédale, il suffit de tirer
le genou vers le haut. Il n’est pas de tirer fort sur la pédale, le simple fait
de remonter le poids de la jambe est amplement suffisant.
Voici deux exercices pour acquérir un meilleur coup de pédale (à faire seul
et dans un endroit sécuritaire).
1. Les deux pieds sur les pédales, se concentrer sur une seule jambe à la fois.
Débuter avec une cadence moins élevée que la normale et essayer de bien ressentir
les trois phases (écraser, tirer et remonter la pédale). Répéter environ 15
à 20 secondes et alterner avec l’autre jambe. Une fois les phases bien ressenties,
augmenter graduellement la cadence jusqu’à plus élevée que la normale. Par la
suite, le retour à une cadence normale rend le pédalage très efficace.
2. L’exercice de l’unijambiste pour cyclistes expérimentés possédant beaucoup
d’équilibre et des pédales à fixation automatique. Cet exercice consiste
à ne pédaler que d’une seule jambe, l’autre étant dans le vide, hors de la pédale.
Impossible de tricher lors de ce mouvement, les lacunes du pédalage se faisant
sentir par un coup de pédale très saccadé. Alterner avec l’autre jambe.
Ces exercices peuvent très bien se pratiquer avec un rouleau d'entraînement
ou un vélo stationnaire. Ça change les idées, le temps passe plus vite et c’est
une excellente façon de préparer la nouvelle saison.
Les voies ferrées.
Lorsque nous croisons un chemin de fer, il est primordial de passer les voies
ferrées de façon perpendiculaire, que ce soit seul ou en peloton. En groupe, il
est important de prévenir les autres lorsqu’on les rencontre et d’en indiquer le
sens pour qu’ils puissent initier la bonne manœuvre. On peut également diminuer
la vitesse à l’approche de celles-ci.
Prudence au guidon !
Au moment de traverser une route achalandée, un feu de circulation ou
d’effectuer un virage à gauche, il est important de communiquer et de s’attendre
par la suite dans un endroit sûr. Les derniers ne doivent jamais suivre
aveuglément les premiers. L'état de la circulation évolue très rapidement.
L’automne…
En cette saison, il reste encore de très belles journées pour nos randonnées à
vélo. La température est confortable et le paysage offre à nos yeux un spectacle
des plus merveilleux. Mais, il faut rester prudent, car ces belles feuilles
mortes représentent un danger pour les cyclistes. Ces feuilles tombées sur la
route représentent des pièges surtout lorsqu’elles sont mouillées. Souvent en
surface, elles peuvent paraître sèches mais elles cachent parfois des flaques
d’eau et ce mélange est aussi glissant qu’une patinoire.
Si vous trouvez que c’est un peu trop froid pour rouler, n’hésitez pas à troquer
le vélo pour vos chaussures de marche. L’automne est la plus belle saison pour
marcher en forêt ou en montagne.
L’autre saison
Pour les mordus du vélo, il existe deux saisons : la saison de vélo et le reste
de l’année. Malheureusement pour certaines personnes, la saison de vélo est la
seule période où elles pratiquent une activité physique. Pour d’autres,
l’alternative hivernale est de faire du vélo à l’intérieur. C’est mieux que
rien, mais ça me semble triste comme perspective.
Idéalement, il faudrait changer d’activité afin de compenser les lacunes
apportées par la pratique du cyclisme. Cette activité devrait favoriser
l’utilisation des membres supérieurs (dos, épaules et bras). Le ski de fond, la
natation et bien sûr le conditionnement physique peuvent être de bons choix à
considérer.
À mon avis, le conditionnement physique demeure le meilleur moyen de se préparer
à la pratique de vos loisirs. D’ailleurs, comme ces derniers sont principalement
à caractère cardio-vasculaire, il est recommandé de développer vos qualités
musculaires afin de rétablir l’équilibre. Pour compléter votre entraînement,
il suffit de travailler également votre flexibilité.
Avec une meilleure condition physique, vous en ressentirez les bienfaits dans la
vie de tous les jours et vous aurez encore plus d’énergie à dépenser lors de vos
activités.